Portada-le-temps-scelle

« C’est après avoir achevé L’Enfance d’Ivan [premier film de A. Tarkovski, 1962] que j’eus le pressentiment que le cinéma était à la portée de ma main […]. Un miracle avait eu lieu : le film était réussi. Quelque chose d’autre était maintenant exigé de moi : il me fallait comprendre ce qu’était le cinéma. C’est alors que me vint cette idée de temps scellé ».

Désormais, Andrei Tarkovski, tout au long de son œuvre cinématographique – Andrei Roublev, Solaris, Le Miroir, Stakler – rédigera des notes de travail, des réflexions sur son art, restituant dans le même mouvement son itinéraire d’homme et d’artiste.

Exilé en Italie où il réalise Nostalghia en 1983, puis en France, il rassemble ses écrits qui seront d’abord édités en Allemagne puis dans les pays d’Europe occidentale.
Il y aborde une large réflexion aussi bien sur l’art cinématographique, son ontologie et sa place parmi les autres arts, que sur la civilisation contemporaine ou des objets plus concrets comme le scénario, le montage, l’acteur, le son, la musique, la lumière, le cadrage… Il confère enfin une place particulière à son dernier film, Le Sacrifice, auquel il consacre toute la fin de l’ouvrage.

Andrei Tarkovski est décédé en France en décembre 1986.

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